BOX OF FROGS
1984
U.K.
MUSICIENS :
Paul Samwell-Smith - bass guitar, backing vocals, percussion, synthesizer
Jim McCarty - drums, percussion, backing vocals
John Fiddler - lead and backing vocals, acoustic and electric guitar, percussion, synthesizer
Chris Dreja - rhythm guitar, percussion, backing vocals
With:
Jeff Beck - lead guitar (tracks 1, 3, 6, 9)
Ray Majors - lead guitar, backing vocals, percussion (track 2)
Dzal Martin - lead guitar (tracks 4, 7, 8), slide guitar (track 4)
Rory Gallagher - slide guitar (tracks 5, 7), electric sitar (track 7)
Mark Feltham - harmonica (track 1)
Guy Barker - trumpet (track 7)
Peter-John Vettese - keyboards (tracks 1, 3), piano (track 8)
Max Middleton - keyboards (tracks 2, 4, 5, 7)
Geraint Watkins - piano (track 9)
TITRES :
1. Back Where I Started
2. Harder
3. Another Wasted Day
4. Love Inside You
5. The Edge
6. Two Steps Ahead
7. Into The Dark
8. Just A Boy Again
9. Poor Boy
Cet album aurait pu tout aussi bien paraître sous le prestigieux
intitulé de "Yardbirds" que personne n'y aurait trouver à redire.
En effet, Box Of Frogs se compose essentiellement de trois
ex-Yardbirds (toute la rythmique en fait) : Jim Mac Carty, Chris
Dreja, et Paul Samwell-Smith, renforcés par le chanteur-guitariste
John Fiddler, un ex-Medicine Head qui trouve ici un rôle de premier
plan puisqu'il est le Keith Relf du groupe. De plus, outre Rory
Gallagher qui vient gaiement slider sur quelques morceaux, Jeff
Beck soi-même est là et bien là et décoche de ces soli torturés et
gavés d' électricité fauve comme lui seul sait le faire. Et sans
doute que sous le pseudonyme de Dzal se dissimule un autre
guitariste légendaire des Yardbirds.
Ceci est donc presque un album de reformation. Est-il à classer
parmi les ringards ou les suprêmes qui sont les deux catégories
extrêmes dans lesquelles viennent se ranger souvent ces éternels
retours ? C'est du fameux, dites-le vous bien. Car ces Frogs
possèdent un son totalement original qui les rend singulièrement
précieux. Ils ont en effet conservé une façon totalement « sixties
» de composer leur rock, proches en cela des racines du blues et
du boogie comme on pouvait l'être à l'époque. Le tout joué avec
des moyens de production contemporains donne quelque chose de
savoureux, joliment nuancé de rétro, mais possédant une présence,
une force de persuasion du plus bel effet.
Voilà finalement un beau blues band (comme le signale l'excellent
« Back Where I Started » au titre révélateur), qui retrouve
ingénument les sentes parfumées du protohard rock et les
pulsations juvéniles d'un rock tel que les Stones peuvent
incessamment le réinventer. Un beau retour qu'il ne faut pas
laisser passer inaperçu.
( MAGAZINE BEST SEPTEMBRE 1984 N°194)


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