mercredi 14 décembre 2022

THE MISSION

 





CHILDREN
1988
U.K.

MUSICIENS :
Craig Adams – bass guitar
Mick Brown – drums
Simon Hinkler – guitar, keyboards
Wayne Hussey – vocals, guitar

With:
John Paul Jones – keyboards & programming
Julianne Regan – additional voice on "Beyond the Pale" and "Black Mountain Mist"
Jez Webb – harmonica on "Shamera Kye"
Michael Ade – violin on "Shamera Kye"
Skaila Kenga – Celtic harp on "Black Mountain Mist"
Woodstock Infant School – additional voices on "Heat" and "Hymn (for America)"

TITRES :
1. Beyond The Pale
2. A Wing And A Prayer
3. Fabienne
4. Heaven On Earth
5. Tower Of Strength
6. Kingdom Come
7. Breathe (interlude)
8. Child’s Play
9. Shamera Kye (interlude)
10. Black Mountain Mist
11. Dream On (reprise AEROSMITH)
12. Heat
13. Hymn (For America)
14. Tadeusz (1912-1988)
15. Child's Play (Live)
16. Kingdom Come (Heavenly Mix)
17. Heat (Tim Palmer Version)
Le premier album de The Mission, God's Own Medecine (1986) est largement acclamé et Phonogram est persuadé de tenir là le futur U2 du rock gothique. La sortie de la compilation de simples, The First Chapter (1987) fait encore monter l'aura entourant The Mission. Children en 1988 est produit par le légendaire John Paul Jones, l'album culmine à la seconde place des ventes anglaises.
Le destin de The Mission semble alors tracé, d'autant que Carved in Sand en 1990 est de nouveau une franche réussite. A tel point que même les titres non retenus dans un premier temps sont utilisées fin 1990, sous forme de l'album Grains of Sand. Cependant le succès de The Mission reste essentiellement anglais, les Etats-Unis et le reste de l'Europe ne craquent pas vraiment pour ce mélange de hard rock et de new wave.
Des dissensions commencent à apparaître au sein du groupe et Masque sort en 1991. Prévu d'abord comme un album solo de Wayne Hussey, Masque est pourvu d'une production ronflante, le gros son étant censé séduire ces récalcitrants d'américains. Echec artistique et commercial, Masque signe le début du déclin de The Mission. Neverland en 1995 et Blue en 1996 font plus que confirmer cette tendance.
The Mission se sépare alors, avant de vite renaître en 1998. Il faut alors attendre trois ans pour voir sortir Aura, qui marque un regain artistique trop tardif, The Mission ayant perdu ses attraits aux yeux du public. Neuf ans plus tard, et après la sortie d'une série d'albums live datant de la période faste du groupe; The Mission revient à nouveau pour un Dum-Dum Bullets qui constitue une suite plutôt convaincante de l'avorté God Is a Bullet de 2007. (Universal Music)




lundi 12 décembre 2022

KING KOBRA

 





KING KOBRA III
1988
U.S.

MUSICIENS :
Johnny 'Boy' Edwards – vocals
David Michael-Phillips – lead and rhythm guitars, acoustic and slide guitars, bass, backing vocals, co-producer
Jeff Northrup – lead and rhythm guitars, backing vocals
Larry Hart – bass guitar
Carmine Appice – drums, backing vocals, producer
Johnny Rod, Steve Sacchi, Mark Olsen, Bryson Jones, Peter Criss, Sarah Appice, Bob Spinella, Dave Flynn - backing vocals

TITRES :
1. Mean Street Machine
2. Take it Off
3. Walls of Silence
4. Legends Never Die
5. Redline
6. Burning in Her Fire
7. Perfect Crime
8. It’s My Life
9. Number 1
Suite au départ de Mark Free après l'échec commercial de "Thrill of a lifetime", Carmine Appice recrute le chanteur Johnny Edwards (qui apparait également sur "Unusual Heat" de Foreigner).
D'ailleurs, il ne reste que David Michael-Philips au côté de l'illustre batteur en commun avec la formation précédente.
Le résultat est moyen, voire bâclé.
L'ensemble de l'album ne constitue néanmoins pas un ratage, mais pas loin tout de même, à l'écoute de certains morceaux.
En effet, que penser d'un très insipide "#1" qui clôt l'album, d'un "Perfect crime" bien moyen, d'un "Redline" pourtant énergique mais trop proche par le riff de "Breakin' out" du premier album, ou encore dans une moins mesure d'un "Take it off" pas très envoûtant.
Et puis côté production, on est bien loin des deux premiers albums.
Heureusement, il subsiste de bons titres comme la ballade "Legends never die", le direct "Mean street machine", les mélodiques "Walls of silence" et "Burning in her fire" ou la reprise "It's my life".
Mais bon, globalement en comparaison aux deux premiers albums, on descend d'un bon cran en qualité.
Pour le chant, c'est évident, là aussi on perd au change ...
En résumé, pas un album essentiel mais pas mauvais non plus (Laurent Jacquot)


KING KOBRA

 




THRILL OF A LIFETIME
1986
U.S.

MUSICIENS :
Mark Free – lead vocals, backing vocals
David Michael-Philips – lead and rhythm guitars, guitar synthesizer and backing vocals
Mick Sweda – lead and rhythm guitars, guitar synthesizer and backing vocals
Johnny Rod – bass guitar, backing vocals
Carmine Appice – drums, electric and acoustic percussion, backing vocals
Duane Hitchings – keyboards

TITRES :
1. Second Time Around
2. Dream On
3. Feel The Heat
4. Thrill Of A Lifetime
5. Only The Strong Will Survive
6. Iron Eagle (Never Say Die)
7. Home Street Home
8. Overnight Sensation
9. Raise Your Hands To Rock
10. Party Animal
Sous la pression de Capitol qui exige un album sonnant comme du Starship, King Kobra publie en 1986 ce "Thrill of a Lifetime" qui sera un véritable suicide commercial. Malgré quelques bons titres énergiques placés en fin de face B, l'album est vraiment insipide et même le single "Never say die", issu de la bande originale du film "Iron Eagle", ne sauvera pas l'album du naufrage artistique et commercial. Ca sonne vraiment comme du Starship, et de la part de King Kobra c'est parfaitement honteux, mieux vaut écouter le véritable Starship ! Pour en revenir au film "Iron Eagle", c'est un des pires navets du cinema US des années 80, un véritable sous-Top Gun ! Pour collectionneurs et/ou nostalgiques des années 80... (PETERSEN)





samedi 10 décembre 2022

THIN LIZZY

 





CHINATOWN
1980
IRELAND

MUSICIENS :
Phil Lynott – bass guitar, keyboards, vocals
Scott Gorham – guitars, vocals
Snowy White – guitars
Brian Downey – drums, percussion

With:
Darren Wharton – keyboards, backing vocals
Midge Ure – backing vocals on "Chinatown"
Tim Hinkley – electric piano on "Didn't I"

TITRES :
1. We Will Be Strong
2. Chinatown
3. Sweetheart
4. Sugar Blues
5. Killer On The Loose
6. Having A Good Time
7. Genocide
8. Didn't I
9. Hey You
Un nouveau changement de guitariste (out Gary Moore, in Snowy White), un changement de décennie et d'environnement musical à gérer, une succession ardue de l'album que tous ou presque considèrent comme leur magnum opus (Black Rose), le challenge que rencontre Chinatown, 10ème album du plus grand groupe irlandais de tous les temps, n'est pas simple à relever.
D'autant que les abus de substances en tous genres commencent à se ressentir sur l'organisme (et donc l'organe) d'un Phil Lynott pas à proprement parlé au sommet de sa forme vocale, ni à celle de sa forme compositionnelle d'ailleurs, et celles non moins dramatiques de Scott Gorham qui, lui, s'en sortira mieux... 
Parce que si Chinatown n'est pas, loin s'en faut, un mauvais album, il a des airs de début de la fin dont on sait aujourd'hui qu'ils étaient révélateurs. Mais sur Chinatown il y a aussi les trois ultimes authentiques classiques de Thin Lizzy avec, dans l'ordre de la galette, Chinatown, Killer on the Loose et Genocide (the Killing of the Buffalo) ce qui n'est quand même pas rien.



mercredi 7 décembre 2022

RAINBOW

 




BENT OUT OF SHAPE
1983
U.K.

MUSICIENS :
Ritchie Blackmore - guitar
Roger Glover - bass, percussion, producer
Joe Lynn Turner - vocals
David Rosenthal - keyboard
Chuck Burgi - drums

TITRES :
1. Stranded
2. Can't Let You Go
3. Fool For The Night
4. Fire Dance
5. Anybody There
6. Desperate Heart
7. Street Of Dreams
8. Drinking With The Devil
9. Snowman
10. Make Your Move
Coincé entre la flamboyance de Straight Between the Eyes et un Perfect Strangers scellant le retour de Deep Purple aux affaires et donc, par la-même, la mise en bière de Rainbow, Bent Out of Shape est un disque un peu oublié aujourd'hui. Ajoutons à cela une prise de son particulièrement froide, un visage AOR encore plus prononcé que sur ses trois prédécesseurs et l'absence de cette grandeur épique - aucun titre ne dépasse les cinq minutes ! - qui a toujours été un élément plus (avec Dio) ou moins (depuis Bonnet) marqué dans la musique du groupe et vous comprendrez pourquoi cette septième offrande, pendant longtemps le testament du groupe, est loin, très loin même, d'être la préférée des fans.

Bent Out of Shape mérite pourtant mieux que sa réputation. Ainsi, véritable travail d'orfèvrerie, chaque composition recèle des trèsors d'écriture et d'arrangements. En cela, cet opus est une manière d'aboutissement pour Ritchie Blackmore qui prouve à quelle maîtrise de la construction, de la progression il est parvenu désormais. (Musicwaves) 



KING KOBRA

 




READY TO STRIKE
1985
U.S.

MUSICIENS :
Mark Free - lead & backing vocals
David Michael-Philips (David Philip Henzerling) - lead & rhythm guitars, backing vocals, guitar synthesizers
Mick Sweda - lead & rhythm guitars, backing vocals, guitar synthesizers
Johnny Rod (John Tumminello) - bass guitar, backing vocals
Carmine Appice - drums, percussion, backing vocals 

TITRES :
1. Ready To Strike
2. Hunger
3. Shadow Rider
4. Shake Up
5. Attention
6. Breakin’ Out
7. Tough Guys
8. Dancing With Desire
9. Second Thoughts
10. Piece Of The Rock
Carmine Appice se lance avec son propre groupe et embauche des inconnus, mais non dénués de talent.
Mark Free est un chanteur en tout point remarquable parfait pour ce genre musical.
Johnny Rod sera par la suite remarqué par Blackie Lawless et poursuivra donc sa route avec W.a.s.p. Quant aux deux guitaristes que sont Mick Sweda et David Michael-Philips, ils nous assènent de solos mélodiques de très grande classe.
L'album débute d'ailleurs par une longue intro laissant place au riff de "Ready to strike", titre idéal pour débuter ce chef d'oeuvre. (Laurent Jacquot)



ANVIL

 




HARD'N'HEAVY
1981
CANADA

MUSICIENS :
Lips (Steve "Lips" Kudlow) - Vocals (lead), Guitars (lead)
Dave Allison - Guitars (rhythm), Vocals (Tracks 4, 8)
Ian Dickson - Bass
Robb Reiner - Drums

TITRES :
1. School Love
2. AC/DC
3. At the Apartment
4. I Want You Both (With Me)
5. Bedroom Game
6. Ooh Baby
7. Paint It Black (The Rolling Stones cover)
8. Oh Jane
9. Hot Child
10. Bondage
Relativement oubliés, à l’exception d’une poignée de fans, les Canadiens d’Anvil sont revenus dans l’actualité métallique grâce à l’excellent documentaire "The Story Of Anvil" sorti en 2008. Depuis lors, on redécouvre un groupe qui a déjà plus de 30 ans de carrière et 13 albums au compteur, dont quelques classiques dans ses débuts, et qui a failli devenir un des ténors de la scène métallique mondiale.
Ce premier album montre une formation encore assez jeune et verte mais qui sait déjà bien envoyer la sauce tout au long des 10 plages qui le composent. Titre majeur, "Bedroom Game" est un véritable morceau de speed métal avec des soli incisifs, rythme très rapide avec batterie très en avant et un chant très rapide. Un peu comme si Motörhead avait mis le turbo. Ce faisant, Anvil se pose en précurseur d’un genre qui va rapidement exploser partout dans le monde. (Musicwaves)